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 Un appétit insassiable [One post]

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MessageSujet: Un appétit insassiable [One post]   Sam 3 Avr - 16:14

C’était une ruelle sombre, pavée de dalles noires que le temps et les passants avaient poli au fil de leur marche et de leur traversée. Il planait une odeur nauséabonde de poubelle et de vomi que l’estomac de certain fêtard avait rejeté dans le but d’enlever le surplus de boisson d’une soirée bien animée. Le vent froid, glaçant s’engouffrait dans la ruelle et frigorifiait les vagabond ou les clochards qui essayaient tant bien que mal de ce protéger de cet être vicieux qui se faufilait partout rendant les cartons, les draps et les couchettes de fortunes de bien inutiles forteresses.
La nuit était d’un noir profond, ce qui était propice à la sortie de certains désirs que les hommes cachent aux fonds de leur être et de leur âme. Cette nuit était parfaite pour se donner tout entier au plaisir, à la débauche et à d’autre folie que les êtres humains appellent luxure et qui ne cessent de mépriser alors qu’elle fait partit intégrante de leur besoins, de leur vie. Cette nuit obscure est parfaite pour cela car ils se croient protéger, cacher et peuvent ainsi jouir de ce fléau délicieux qui rampent sous leur peau et les ronge jusqu’à ce qu’ils en soient dépendants.
Il ne pouvait pas vraiment les plaindre ou encore les juger et les mépriser, car il ne savait que trop bien que le goût de la chair était indéfinissable et qu’une fois qu’on y a gouté on ne pouvait qu’en réclamer d’avantage, jusqu’à ce qu’on se rende compte que finalement nous sommes aussi prisonnier de cette envie, de ce désir que seule une compagnie agréable pouvait faire ressentir.
Au bout de la ruelle, une grande rue se déployait. Celle-ci était éclairait par les néons rouges, jaunes, verts et oranges des salles de striptease ou encore des hôtels qui pratiquaient un commerce illicite. L’air, contrairement à la ruelle répugnante par laquelle il était passé, était chaude, brûlante, embaumé dans des parfums de femmes qui les rendaient si appétissantes et si sensuelles. Des effluves d’alcools forts sortaient des bars ainsi qu’une odeur âcre de drogue dure. Les femmes, dans des tenues coutes et légères, essayaient d’attirer les hommes dans un lit d’hôtel où ils auraient tous le loisir d’enlever ces vêtements qui empêchaient deux corps endiablé de ce donner du plaisir mutuellement et ce pour un désir corporel et quelques billets verts.

Andreas était au milieu de ce décor, dans cette rue, habillé d’une simple chemise en coton déboutonné, et qui laissait entrevoir ses cicatrices impressionnantes ! Allez savoir pourquoi mais toutes les femmes adoraient ce corps entaillé, fait ainsi dans le seul but de nourrir son propriétaire. En parlant de lui, Andreas avait les cheveux noirs corbeaux coupés courts et ses yeux étaient d’un vert émeraude profond : oui vous l’avez compris, Andy était en pleine crise ! Il ne savait pas du tout comment il était arrivé là, dépareillé, pied nu, un jean et une chemise un peu sale pour seul vêtement. Tout ce qu’il savait c’était que ces femmes étaient incroyablement attirantes et que leur chaire en devait être encore plus délicieuse après une nuit passée avec elle. Le loup était de sortir ce soir et rien ni personne ne saurait l’arrêter !

Une jeune femme d’une vingtaine d’année avança alors vers lui, ses talons aiguilles frappant le sol et faisant balancer ses hanches pour la rendre encore plus aguichante.

-Une nuit de plaisir, mon chou ! Je te ferais tout ce que ta petite amie ne veut pas te faire !

Sa voix était langoureuse et sensuelle et ses ongles rouges incroyablement bien manucurés dessinaient des dessins obscènes sur le torse d’Andreas. Ne pouvant plus refreiner ses envies, Andreas baissa la tête et mis ses lèvres au creux de l’oreille de cette femme vénale. Sa main commença lentement à remonter le long de la cuisse de celle-ci.

-Je veux que tu amène une autre de tes copines avec toi !
-Ca va te faire cher, mon cœur !
-Je paierais ce qu’il faut !

La langue d’Andy commença alors à gouter cette tendre gorge, si délicieuse et si parfumée.

-Peu de femmes arrivent à satisfaire complètement mes envies !
-Ne t’inquiète pas, je suis là pour ça !

Elle appela alors une autre fille, tout aussi belle et désirable puis amena Andy dans un hôtel de tout ce qu’il y avait de plus miteux ! Mais cela lui importait peu, au contraire, plus l’hôtel sera délabré moins les employer feront d’histoires et puis, au cas où, si ces deux humaines ne lui suffisaient pas, il prendrait son pied avec eux !
Cela faisait tellement longtemps qu’il n’avait pas mangé de chair tendre et juteuse comme celle de ces deux jeunes femmes qu’il commença à déshabiller, révélant leurs poitrines d’une éclatante blancheur. Leur peau humide sous ses doigts ne faisait qu’exalter encore plus son désir ! Sa langue sur leurs peaux, leurs hanches, leurs seins, leurs cuisses ainsi que leurs cris jouissifs augmentait son appétit. Leurs ongles griffèrent ses omoplates sous le coup de l’organe mais sa langue ne pouvait plus s’arrêter, elle lécha tous, mouilla tous. Ne pouvant plus stopper ses envies, Andreas laissait ses dents, devenue plus pointue et aiguisée, mordre les parties les plus tendres de leurs corps luisant de sueurs. Quelques gouttes de sang perçaient alors de leurs cuisses musclées et attirantes. Les deux femmes poussèrent des cris féroces, leurs bouches ouvertes, un filet de bave pendant à leurs lèvres (oui mon Andy est un virtuose de ce sport ^^) jusqu’au moment où le loup ne pouvait plus se satisfaire de leur corps ! Alors les cris de jouissance firent place au silence le plus macabre. Sur le lit blanc reposait maintenant le corps de deux femmes égorgés. Notre professeur d’histoire avait la moitié du visage ensanglanté et sa chemise blanche était tachée du sang rouge des deux femmes. Ses griffes aussi tranchantes que des rasoirs avaient encore des morceaux de gorge, qui pendouillaient lamentablement. Peu à peu le sang chaux et poisseux se répandit sur les draps puis le matelas et quelque gouttes s’écrasèrent sur le sol poussiéreux donnant à cette scène une ambiance satanique.

Les yeux d’Andy étaient fendus comme ceux d’un loup affamé qui n’avait pas mangé de viande depuis des siècles tandis que ceux des deux proies exprimaient une peur sans nom !
De sa voix sensuel et pleine de charme, aussi gentil que malicieuse, Andreas murmura avec un sourire au bout de ses lèvres.

-Merci pour cette si charmante nuit ! J’espère que vous ne m’en voudrais pas trop mais j’avais si faim !

Sa langue lécha alors ses lèvres imbibées de sang ainsi que leur gorge déployée.

-Ittakimasu !


Peu de temps après, Andreas couvert de sang et fiévreux, retourna à l’Académie silencieuse puis rentra dans sa chambre où une odeur de maladie et de chair décomposé reposait. Sa porte avait été enfoncée et raclée par un animal enragé et affamée. C’était son œuvre ! Il n’avait pas réussi à se contrôler ! Andy referma un tant soit peu sa porte et s’évanouit sur son lit !

Le lendemain dans le journal, à la une, en gros titre, on signala la découverte de deux squelettes rongés par un animal dans un hôtel de la 5eme avenue ainsi que la découverte de leurs entrailles dans la baignoire de leur chambre.
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