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 Promenade hors de la tanière...[Kylou?]

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Kylian
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MessageSujet: Promenade hors de la tanière...[Kylou?]   Jeu 10 Déc - 13:27

Eden avait décidé de sortir. Une nouvelle connerie à ajouter à sa liste pourtant bien longue.

Et pourtant, c'était bien partit au début. Partit du toit de l'acadméie pour être plus précis. Qu'est ce qu'il foutait là haut? Non, il n'essayait pas de se suicider, ni même de réparer certains pans qui ont la fachaûse tendance de laisser passer l'eau et la neige à l'occasion. Eden faisait ce que tout homme devrait faire là haut. Il regardait les nuages. C'est joli les nuages. Ca bouge tout le temps. N'avait il rien d'autre à faire? Si, énormément de choses. Mais il avait besoin d'une pause. Il avait la tête qui allait exploser. A force de trop penser quand on est pas habitué, hein? Penser à des choses auxquelles on n'est pas habitué surtout. Travail, travail, travail, Kylian et travail. C'en était trop pour lui. Depuis trois jours, il ne faisait que courrir dans tous les sens à retrapper le retard pris, faire un, deux voire trois rapports à l'heure, retourner faire une ou deux analyses pour la route et fuir le temps de la traque. Et quand il ne pensait pas à ça, il se mettait à se demander oùKylian avait bien pu filer, ce qu'il faisait, si il allait bien. Et repartir car le bout d'une épuisette venait de tourner à l'angle du mur. Il avait eu besoin de ce gros bol d'air. Et puis, les nuages, c'est une valeur sûre. Ils sont toujours beaux.
C'était là haut, perdu dans une vague et incertaine rêverie qu'il s'était rappelé qu'il avait toujorus besoin de chemises, ces fragiles vêtements ayant une esérance de vie dramatiquement courte chez lui. Il ne comptait plus de temps qu'il jouait les bad boys Sm à se ballarder torsu nu sous le grand manteau en cuir. Ca commencait à bien faire. Ainsi, de fil en aiguille, il avait dressé la liste de tout ce qu'il avait besoin d'acheter ou de faire, et il s'était rapidement rendu compte qu'elle était dramatiquement longue. Il fallait faire quelque chose. Le temps de mobiliser sa force pour combattre sa flemme et Morphée qui revenait en force, (ca lui avait pris une demi heure), il était descendu en sautant du toit, (ca pète plus et ca évite les espaces trop fréquentés), avait traversé le portail et était allé faire le bonheur des petits commercants, armé de sa terrrrrrible golden card nécessitant le port de lunettes de soleil à chaque fois qu'il la sortait de sa poche infernale.
La matinée shopping avait alors commencé. Il s'était fait en premier maudire par le vendeur de vêtements qui, le voyant débarqué l'avait pris pour un voyou en manque de divertissements, mais qui avait rapidement décidé de le vénérer vu la somme de vêtements avec laquelle il était repartie. Il lui avait même offert une écharpe.
Puis ca avait été le tour d'une coiffeuse de le maudire. Dejà dans la rue, elle l'avait remarqué, puis quand il était entré, elle l'avait littéralement coinçé dans sa chaise, en pestant contre les "barbares" capable de commettre de tels "assassinats capillaires". La seule fois où elle lui avait demandé son avis, c'était quand elle s'était enquérit de la longueur qui subsisterait à l'attaque des ciseaux vengeurs. Voyant que son client n'en savait strictement rien, elle avait pris avec savoir faire les choses en main. Et le résultat n'était pas si mal. [NDC: merde...Faut que j'y fasse un Kit >W<]

Le reste s'était un peu passé de la même manière. A un moment, Eden, chargé comme un âne de paquets pesant son poids si ce n'est plus tait passé devant un café, et avait décidé de s'y détendre cinq minutes. C'était là que ca avait commencé à dégénérer. La porte à peine poussée, il avait senti cette odeur avant même de l'appercevoir. Elle était jeune... Pas plus de vingt ans à tout casser. Et très jolie aussi. Tout s'était vidé dans sa tête, n'y laissant qu'une seule et absolue pensée: Il la voulait. Son corps, la lumière qu'elle semblait emmettre... Son sang.
Comme dans un brouillard, il s'était vu l'aborder, lui parler, la séduire. Avec une horreur mâtinée d'impatience, il avait vu cette jeune humain hésiter devant cet être au corps de manequin, puis finalement se laisser faire, se prendre au jeu, y participer même, effleurant de temps en temps sa main avec un sourire qui n'avait rien de sage. Comment s'étaient ils retrouvés dehors? Par quel concours de circonstance avaient ils marchés jusqu'à des lieux moins fréquentés, plus propice à des étreintes, ou toute autre forme de rapprochement? Tout s'était perdu dans le brouillard.

Réagis
Il savait juste à présent que son visage était bien près du sien, une main nanchalament appuyée contre le mur à côté de son visage.
Réagis
Elle riait, rougissait quand le visage de ce drôle d'être s'était rapproché, avait penché la tête sur le côté en frissonant de plaisir quand il avait soufflé sur son oreille, et laissé son souffle froid courir le long de sa gorge... sur le fil de sa jugulaire.
Trop tard
Les yeux embués d'un désir latent, Eden contemplait cette rougeur, cette pulpeuse poitrine se soulever en un rythme s'accroissant légèrement, entendait son pouls s'emballer à chaque fois qu'il l'effleurait, produisant un son mouillé le mettant à l'agonie. Non, c'était trop.
Ses dents s'enfoncèrent dans cette chaîr si tentante. Le corps auquel il avait collé le sien eut un surbressaut de surprise, de douleur et d'extase. Les humains disaient que la morsure d'un vampire était proche de l'orgasmique. Lui n'en savait rien. Il ne connaissait que l'extase de sucer son sang, de sentir sa peur circuler dans ses veines et donner à ce divin nectar une nuance, une amertume qui lui tournait les sens, l'incitait à enfoncer ses crocs plus pronfondement, et boire à grandes gorgées cette liqueur de vie.
Petit à petit, ce son mouillé qui avait failli le faire défaillir de désir s'estompait, disparaîssait. Mais il était bien incapable de s'en rendre compte. De s'arrêter.
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Kazutaka Muraki
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MessageSujet: Re: Promenade hors de la tanière...[Kylou?]   Mar 22 Déc - 11:19

Like a lonely bird I fly…I fly away from you…


Des heures durant il avait veillé, assis bien au fond de son siège, il écoutait le vide de son cœur qui n’avait jamais battu et qui ne battrait sans doute jamais. Et pourtant, il était là, dans cet avion qui le ramenait au Japon. Il écoutait les ronflements des autres passagers qui partageaient son vol, le ronronnement des moteurs de l’oiseau de fer qui volaient parmi les nuages, et par son petit hublot il voyait l’air se faire déchirer par les ailes d’acier du Boeing. Des choses qu’un être humain ne verrait ni n’entendrait jamais.

C’est ainsi qu’il était arrivé à l’académie. Ou plutôt devant le portail de fer de l’école. Sa main pâle avait agrippé les barreaux de fer glacé du portail, mais il ne l’avait pas poussé, il n’en avait pas eu la force, ni même le courage. Et ses doigts lentement avaient glissés, puis lâché le fer rongé par le froid. Lentement le vampire avait tourné les talons, indifférent à la neige sous ses pieds. Il avait besoin d’un endroit où la vie grouillait pour oublier pourquoi il était revenu durant un instant. La ville, les humains, il avait encore une fois besoin de ça pour oublier ses pensées qui lui envahissaient la tête. Trop denses pour êtres compréhensible. Il était revenu ici, au Japon par cette douce journée de décembre…douce, oui vous m’en direz tant, il avait vraiment craqué le Kylian. Mais ne l’oublions pas, il était un vampire, un vampire pour qui le froid n’a aucune signification particulière. Mais il fallait croire que le destin ne semblait plus vouloirs attendre pour voir se jouer les retrouvailles. C’est pourquoi Kylian s’était brusquement arrêté au milieu de la foule lorsqu’il avait vu Eden. Mais Eden n’était pas seul, et il ne semblait pas le moins du monde dérangé. Il était beau, oui, il était différent, aussi, mais Kylian n’aurait pu dire en quoi, son esprit se vidait doucement…son regard s’était posé sur la jeune femme, sur cette belle créature à son bras, qui semblait timide et heureuse à la fois. Tous deux semblaient planés, tandis qu’ils s’éloignaient de la foule.
Ainsi il n’avait fallut qu’un mois à Eden pour tourner la page, un petit mois –peut-être long a ses yeux- pour trouver quelqu’un d’autre pour oublier celui qui était parti – et qui n’aurait jamais du revenir. Figé le vampire ne bougeait plus, insensible au regard autour de lui, il n’avait d’yeux que pour eux. Peut-être se trompait-il, mais personne n’était là pour lui dire le contraire. Le froid s’insinuait dans son cœur, doucement, une morsure gelée qui remplissait les larmes qu’il aurait du versé.
Il tourna lentement les talons, et reprit le chemin de la foule, ne sachant pas du tout où il allait, il marchait sans plus en avoir conscience, puis au détour d’une rue, il s’arrêta. Il avait envie de crier, de hurler…il avait envie de tuer, il avait envie de saigner cette créature qui avait osé lui volée Eden. Ainsi, Eden était ce genre d’homme là, pourtant Kylian avait cru le contraire, cela avait été si dur de l’avoir, mais peut-être parce qu’il n’était qu’un homme…Ainsi tout ce que Andréas lui avait dit n’avait plus aucun sens…il n’avait pas le droit de faire souffrir Eden, car sinon il serait châtié par le Loup en personne…mais Lui, il avait le droit de le détruire en si peu de temps, alors qu’il avait le chemin du retour de son plein gré pour enfin le revoir…mais il n’avait pas imaginé ses retrouvailles comme ça. Inconsciemment le Traqueur se réveillait en lui. Ses instincts meurtriers prenaient le dessus sur sa blessure sentimentale. Lentement Kylian sombrait, entre les griffes de cette folie contre laquelle il avait lutté depuis son arrivée à l’académie, depuis qu’Eden l’avait pris sous son aile…mais puisqu’il venait de le perdre, il ne lui servait plus à rien de lutter contre ce lui froid et sanguinaire…Kylian venait de sombrer dans la démence une fois de plus.


Ce n'est pas grave, si j'y accordais de l'importance, je n'aurais jamais essayé
De nous sauver tous les deux de la folie
Ce n'est pas grave si tu me déchires maintenant


C’est dans cet état d’esprit que Kylian venait de rebrousser chemin à nouveau. Il marchait sans savoir où il allait. Il ne le sut que lorsqu’il se retrouva là où se tenait Eden lorsqu’il l’avait vu au bras de sa créature sublime. Cette créature qu’il venait de choisir comme proie, et qu’il voulait sentir morte entre ses bras. Il se remit en route, suivant, telle une ombre, Eden et sa princesse, vers ce lieu à labris des regards et des oreilles indiscrètes. Un spectateur silencieux, qui n’avait pas agir pour le moment, voila ce qu’il était. Et ni Elle ni Lui n’avait conscience de sa présence. La jeune femme semblait heureuse, Eden ne montrait rien, rien de plus que sa beau inhumaine. Ses lèvres qui glissaient dans son cou, faisait rougir les joues de la jeune femme, le souffle froid du vampire sur sa nuque délivrant une vague de frisson dans le dos de la créature faible qui lentement se laissait aller contre son corps. Le corps d’Eden plaqué contre celui de cette femme. Kylian ne le voyait plus qu’à travers les yeux du traqueur qu’il était devenu en sombrant, et cette vision ne faisait qu’enfoncer l’épine, l’empêchant de lutter contre sa folie intérieure.
Un petit gémissement de plaisir mêlé de douleur fit remuer ses pupille devenus rouge par la haine et la folie. Le regard de la fille croisa un instant le sien, les pupilles dilatées par la peur, la douleur et le désir, ce corps si fragile frissonnant contre celui de son dieu d’aujourd’hui…Elle poussa un petit cri de douleur, bien vite changer en soupire d’extase lorsque les crocs du vampire se plantèrent dans sa gorge. Puis peu à peu il n’y eut plus que les battements désordonnés du cœur de la belle jeune femme, puis vint le bruit de succion produit par la prédateur qu’était maintenant Eden. Sa soif s’amenuisait à chaque gorgée, et bientôt le corps de la femme se fit flasque entre ses bras, il lui aspirait la vie, sans même vouloir arrêter. L’hybride se redressa, une main toujours posée sur le mur devant lui, le corps de la jeune femme lui glissant des mains pour aller s’écraser dans un bruit mou sur le sol.


It waits for the day,
I will let it out
To give it a reason
To give it its mind .

I fear who I am becoming,
I fear that I'm loosing the struggle within,
I can no longer restrain me,
My strength it is fading,
I have to give in.


Eden avait fini de voler la vie de cette belle créature. Mais peut-être aurait-il du s’apercevoir qu’ils n’étaient pas seuls, rien que tout les deux. Un grondement menaçant remonta le long de la gorge du Traqueur qu’était devenu Kylian. Lentement le Directeur se retourna, essuyant sur sa bouche le sang qui aurait pu rester là. Kylian posa sur lui son regard rouge, continuant d’émettre des grondements plus ou mois mauvais. Les yeux dans les yeux écarquillés d’Eden, c’est ainsi que se firent les retrouvailles. L’esprit trop instable de l’infirmier avait sombré dans la folie de laquelle Eden l’avait lentement sorti et dans laquelle il venait brusquement de le replonger, sans lui laisser le temps de se raccrocher au bord. En face de Kylian ce n’était plus « Eden » c’était simplement, une proie. Une proie comme une autre. Un fin sourire, le traqueur lançait les dés. La partie pouvait commencer.
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Kylian
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MessageSujet: Re: Promenade hors de la tanière...[Kylou?]   Mer 23 Déc - 7:57

Une gorgée, et encore une autre. Eden ne les comptait plus. Tout disparaissait dans cette saveur merveuilleuse qui coulait ensuite dans sa gorge. Avoir la vie entre ses crocs était une sensation tellement grisante qu'elle effacait tout, le temps d'une gorgée. Butch, Muraki.. Sarah, Dimitri... Kylian. C'était si bon de se sentir léger... Pourquoi ne l'avait-il pas fait avant déjà? Parce que c'était mal, c'était vrai... Mais quelle importance dans le fond? Aucune. Elle mourrait sous ces doigts trop tièdes, et il y avait toujours ce vide qui le rongeait lentement. Trop lentement pour le détruire, évidement. Pourquoi lui il n'avait pas le droit de sombrer dans la folie, un peu? Un instant, une pensée fugite avait traversé ce brouillard pas assez dense à son goût. Parce qu'il fallait quelqu'un pour LE tirer de ses délires sombres quand IL y plongeait. C'était bien pour cela qu'il avait voulu rester proche de lui au départ...Au départ. Avant son départ... Avant, bien avant. Avant quoi déjà? Il ne se souvenait plus. Il ne voulait plus se souvenir.

Le sang humain était si bon... Depuis combien de temps n'en avait il pas bu? Quelle importance. L'important, c'était qu'il pouvait en boire maintenant. Boire à satiété, jusqu'à en être écoeuré. Boire, ne plus penser à rien... Boire et oublier. Boire pour oublier. Domage que ça ne marche pas. Si ça avait marché, il n'aurait pas senti cette si délicieuse odeur... Pas une odeur de vampire, non. SON odeur. Il n'aurait pas eu la sensation d'entendre ses pas non plus. Et il aurait pu arrêter de penser à lui. Bref, ceux qui disent qu'ils se noient dans l'alcool et la drogue pour fuir leurs soucis ne sont que des menteurs et des fumistes. Ou n'étaient, la drogue, l'alcool ET l'amour, ça faisait un mélange assez meurtrier en soi.

Mais même la vie à une fin, et la source se tarit. Le laissant insatisfait. Son sang était fade, son odeur l'était aussi... Qu'est ce qui l'avait pris de la désirer autant? Un accès de folie... Malheureusement non... Un moment d'oubli?Encore moins... Ca restait un mystère. Le corps de la gamine tomba à ses peids, et le directeur n'y accorda aucune importance. Quelle importance avait un morceau de viande froide? Elle ne dégageait plus aucune fragance atirante, plus de lumière ou de magnétisme... Un cadavre, rien de plus. Quel gâchis... Eden avait toujorus réprouvé les meurtres contre-productifs et voilà qu'il se mettait à en perpétrer avec entoushiasme. C'était vraiment devenu le monde à l'envers. Oui bien l'était il déjà?

Il n'eut plus l'occasion de se poser des quastions, aussi intéréssantes soient elles, car à ce moment un grondement plus que menaçant retentit à ses oreilles. L'instinct du traqué aidant, il n'eut aucun mal à comprendre que c'était pour sa peau que ces sons sortaient... Et pourtant... Il avait eu l'impression de reconnaître cette voix, ce timbre...

"Non..impossible..."

Il était partit... L'avait laissé, l'avait quitté. Ca ne opouvait pas être LUI. Lentement, très lentement, comme refusant de LE voir, il se retourna, sa main essuyant par reflexe le peu de sang qui maculait son visage.

"Impossible..."

Mais l'impossible ne s'appliquait pas à LUI, la preuve, IL était là. Notre pauvre directeur semblait littéralement frappé par la foudre. Yeux équarquillés, mains tremblantes, il fixait ce tableau sans oser le croire. Et pourtant, cette lueur meurtrière dans ses yeux, ses lèvres retroussées, tout présentait un tableau beaucoup trop réaliste pour être faux. Kylian. Kylian était rentré. Il était là... il voulait le tuer. Un sourire ironique étira ses traits. Fallait-il donc qu'à chaque fois on en revienne là? L'un qui veut mettre fin aux jours de l'autre?
Il ne savait pas quoi faire. Combien de fois avait-il rêvé son retour, leur retrouvailles en les prenant pour ce qu'elles étaient: un rêve? A présent que le rêve était devenu réalité, il basculait en plein cauchemar.

-... Tu as l'air en forme...

Il ne pouvait le fuir... Pas après l'avoir attendu si longtemps. Il ne pouvait pas non plus le repousser pour sauver sa peau, mais il ne pouvait pas retourner dans ses bras. Il le tuerais avant, et même s'il était resté le Kylian maître de lui qu'il était avant son départ, c'était Eden qui aurait refusé. Il n'en avait plus le droit. Souillé... souillé au plus profond de lui même, il l'avait trahi contre son grès. Son sourire s'étira, devint plus triste, plus vivant aussi, tandis que ses yeux se baissaient lentement, les sourcils arqués dans une expression de tristesse et de regrets simple.

-... Je... je suis heureux de te revoir.
"une dernière fois..."

Il allait le tuer. Ses yeux et son aura le disaient. Eden comprenait que personne ne puisse résister à l'ange de la mort quand il se parait d'une telle apparence. Ses souvenirs et ses délires avaient été bien cruels avec lui, bien pauvres aussi. Et maintenant, il allait le tuer, lui qu'il avait attendu...

Ca aurait été trop beau, évidement. Il n'avait pas le droit de mourir, même de SA propre main. Pas tant que lui vivrait. C'était bien lui qui avait fixé ces règles... Il n'y avait que lui pour faire un plan aussi foireux. Sauf qu'il ne savait vraiment pas quoi faire. C'était pire que la dernière fois. ce n'était pas SA vie qu'il tenait entre ses mains, mais deux à présent. Et il devait choisir. Se battre ou se laisser faire. Ses yeux glissèrent vers la jeune fille à ses pieds. Finir comme ça, poupée amorphe entre ses mains... Que l'idée était tentante... Evidement, il devrait repousser ce serpent tentateur, ne pas se faire chasser du Jardin d'Eden à grand coups de pieds dans le derrière... Eden... Le Vieux avait sûrement eu une idée derrière la tête en l'appelant comme ça, c'était pas possible autrement.

Le directeur incertain releva la tête le planta son regard dans celui incendié par la folie de son infirmier. Il ne savait pas s'il allait mourir ou pas, mais en tout cas, il ne quitterais pas ce monde pourri jusqu'à la moelle sans emporter une image -la plus belle qui soit- avec lui.
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Kazutaka Muraki
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MessageSujet: Re: Promenade hors de la tanière...[Kylou?]   Mer 23 Déc - 10:17

Le bruit d'un corps qui tombe au sol. Le soupir satisfait du vampire qui a volé la vie. Le grondement sourd du chasseur dans le dos du chasser. Les retrouvailles marquées au fer rouge dans un esprit comme dans l'autre. Que de choses à voir, a dire, a faire. Et pourtant...les yeux dans les yeux, l'un avait peur de ce qu'il voyait, l'autre se demandais porquo il était revenu si c'était pour "subir" ça. Non il ne pensait plus. Retour à l'état premier, après plus de sept ans de combat...retour à l'état de folie ingerable...Où était donc celui qui devait le ramener sur le droit chemin? Devant Non c'était impossible c'était lui qui l"y avait jeter...et les choses ne se passe jamais deux foisde la même manière, c'est contraire aux regles élèmentaire de la magie ancestrale qui...oh mais ça suffit! Les faits étaient les faits. Eden, le nouveau Eden qui en un mois avait bien changer se tenait devant lui, l'air triste et emplis de regrets, et Kylian se tenait debout près à bondir. Une proie, de la viande tiede, qui serait toujours tiède jusqu'à ce qu'il meurt...Eden.
Kylian ne laissa même pas glisser ses yeux sur le corps du Directeur, il n'en avait que faire. Il voulait voir sa peur, peut-être même sa douleur. Oui surtout sa douleur, pourquoi pas des larmes suppliantes? La promesse qu'il avait fait de ne jamais mourrir...elle n'existait plus à cet instant. Il tuerait Eden et irait tuer d'autres gens ensuite, pour noyer sa folie, et pour l'alimenter, jusqu'à ce que dans une centaines d'année ou plus un autre soit capable de l'arreter.
Le temps semblait si long, pourtant ça ne faisait que deux ou trois minutes que le chasseur fixait ainsi sa proie par les yeux rougis par l'envie et la faim.


"... Tu as l'air en forme..."

Le son de sa voix, hesitante, tiraillé, comme si elle allait se brisée. Rien. Cela ne provoquait rien chez Kylian. Autreois, il aurait franchis la distance qui le separait du louveteau qu'il n'avait pas le droit de brisé pour le serer contre lui t secher les larmes qui auraient pu remonter. Mais là il se contenta de le regarder, indifférent à sa voix. Son regard se fit même plus glacé encore lorsqu'il posa ses yeux sur le corps froid et mort de la belle créature seduite par le Serpent. Repondre...Peut-être devait-il repondre quelque chose à cela. Mais à part les grondement incessant qui remontait dans sa gorge pour remplacer les cri de rage. Ses doigts fremissait, il se faisait fureur pour ne pas lui sauter dessus à là seconde. "En forme"...oh ou il avait l'air en force de l'extérieur, avec des cicatrices en plus, mais il avait eu du mal à se recoudre de l'intérieur en un mois...un mois de travail pour rien, les points venaient de sauter à nouveau, deversant l'acide brulant sur ses plaies encore ouvertes.
Et pourtant, les ms montèrent dans sa gorge, il n'aurait pa pu les en empecher. Il voulait faire mal...


-Je n'en dirais pas moins de toi...tu 'amuse bien...sans moi.

Cracher. Il avait tout simplement cracher ses mots. Le degouts dans la voix, dans les yeux...Kylian, LE Kylian d'Eden disparaissait peu à peu...celui qui avait faillit mourrir entre les griffes de son père...celui qui avait pris l'avion pour le revoir...se noyait à l'intérieur de lui même.
Le vampire fit enfin un pas. Il s'approcha deoucement d'Eden, trop près. Sa main jaillit pour s'aggriper à son cou, et le plaquer contre le mur qu'il affectionnait tant. Mais en victime cette fois.


"... Je... je suis heureux de te revoir"

Kylian eut un sursaut puis éclata d'un rire noir, mauvais...un rire sans joie. Ceux que possèdent les chasseur sans coeur lorsque les victime leur demandent de les épargner, en disant qu'ils ne rcommenceront jamais plus. Son regardplongea dans ses yeux hantés de regrets, froids, dur et mauvais.
Do you bury me when I'm gone
Do you teach me while I'm here
Just as soon as I belong
Then it's time I disappear


-C'est fou j'avais plutôt l'impression de ne pas t'avoir manqué...

Ses doigts se resserèrent autour du cou d'Eden. Un grondement menaçant filtra entre ses dents. Tuer...tuer...lorsqu'il l'aurait tuer il se sentirait mieux...ou pas...
Les ongles du vampire raclèrent les peau du cou d'Eden...Et il s'entendit prononcer:


-Donne moi une seule bonne raison de ne pas te tuer...

"salopard?" Ouais il aurait pu le dire...mais ce mot ne franchissait pas ses lèvres...Il attira Eden vers lui pour le projeter contre le mur sans ucune douceur. La jalousie fait des merveilles...et la folie en rajoute une couche. Quel beau diner les secrétaires allait avoir pour Noel. Kylian quant à lui aurait un loup tout de rouge vetu a ses troussespendant les six cents prochaines années...voire même plus.

Une unique lumière ondule aux alentours
La blessure disparaît mais ne se referme pas.
"I take your life forever"
"You take my life forever"
Une unique larme coule doucement
Les souvenirs disparaissent sans toucher quelqu'un
"I take your life forever"
"You take my life"


Peut-être que tout cela aurait pu finir autrement...il ne tenait qu'à Eden de faire pencher la balance de l'autre coté. Ce n'était cerainement pas en pleurant, en suppliant ou en regrettant le temps d'avant que les choses changerais. Sa promesse ne pouvait être tenu que s'il luttait. Pour vivre il fallait se battre, pour survivre il fallait lutter. Lutter contre l'amour lorsqu'il porte a cape de la Mort c'est dur...mais peut-être est-ce possible! La balle était dans son camp.
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Kylian
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MessageSujet: Re: Promenade hors de la tanière...[Kylou?]   Mer 23 Déc - 13:59

Kylian était furieux... Au travers de cetet folie, c'était ce que l'on ressentait le plus... La fureur. Et pourtant, il n'arrivait pas à voir ce qu'il avait fait pour qu'il s'ennerve... IL avait fait attention à lui, s'était [à peu près] nourri convenablement, n'avait perdu que dix kilos (déjà qu'il en avait presque plus -_-)... La seule ombre au tableau ne pouvait lui être attribuée... Même s'il s'en voulait quand même. Non, cette colère, il ne la comprenait pas.
Les paroles qui suivirent allaient de paire avec son experssion. Et notre diercteur n'avait pu s'empêcher de hausser un sourcil circonspect. S'amuser? Il allait l'air de s'amuser?! Non mais il se foutait de sa geule c'est ça?! Il s'amusait tellement qu'il venait de tuer inutilement pour la première fois depuis plus d'une décénie, c'est sûr, là, il était mort de rire! Littéralement.

Ce fut Kylian qui fit le premier geste. Celui de le plaquer contre le mur. Notre directeur vit des étoiles, mais elles n'étaient rien face à la haine qui brûlait dans ses yeux. Il aurait dû en être terrifié. Sauf que ces deux torches vives ne parvenaient qu'à allumer un brasier violent dans son propre corps. La suite de ses propos ne réussit qu'à faire céder les digues qu'il s'était imposé, les digues qu'il avait tenté de céder, laissant le flot bouillonant de la colère tout emporter. Sa rencontre avec le mur d'en face n'y changea rien. Il allait le crever. Ne prenant même pas le temps d'avoir mal, le directeur rebondit contre ce mur qui l'avait acceuilli si durement, se jetant sur lui avec la ferme intention de lui faire savoir son point de vue sur la chose, quitte à y laisser plus d'une poignée de plumes.

Le craquement sinistre que produisit sa tempe lorsqu'elle rencontra, assez violement il fallait le reconnaître, son poing lui fit du bien. Un peu. N'attendant pas que ce vampire fêlé reprenne ses esprits, décidement bien meutriers, la main qui ne s'était pas à moitié pété une phalange en déchargeant un peu de toute la frustration endurée ce mois ci le saisit à la gorge -quelle prise facile!- et il le rapprocha un peu de son visage.

-C'est toi le fou ici, sombre con!

Eden furieux, prenez le en photo et encadrez le bien. Vraiment, il ne comprenait pas pourquoi il ne s'était pas mis en colère plus tôt. C'est fou le bien que ca fait. Le mal aussi. Son coeur martelait impitoyablement sa poitrine, ses membres étaient agités de tremblements, et ses yeux étaient recouverts d'un voile rouge. Tout pour plaire. Sa voix aussi douce que le fil d'une lame s'éleva à nouveau, froide et dure, cousine de celle que ce vampire avait laisé déchirer l'air un peu plus tôt. Ses doigts se resserèrent lentement. Il ne voulait pas le tuer, mais bon Dieu, il voulait qu'il souffre! Il voulait qu'il comprenne.

-Pendant un mois tu te casse et tu t'imagine franchement que je vais m'éclater?! Sarah, En bas... Butch... Sa voix s'était beaucoup plus dure en pronnoncant ce nom honni, tu crois que ça a été l'extase totale? Quand je pense que c'était moi qui avait le monopole de la stupidité!

Il en avait long, très long encore en réserve à dire. Seulement, c'est à ce moment là qu'il avait avisé la cicatrice sur son cou. Et ses doigts s'étaient resserés, écho au grondement sourd et animal qui s'était échappé de sa gorge. Espèce d'enfoiré à qui coryait-il que ce corps appartienne pour qu'il l'abîme ainsi? Qui?
Eden le lacha et se recula vivement. Non, il ne fuyait pas, seulement, s'il continuait, il allait vraiment désirer sa mort.

Il éclata d'un rire sardonique. Non, c'était vraiment trop pour lui. Elle était où cette putain de caméra.

-Une bonne raison de ne pas me tuer? Je sais pas. Pourquoi as tu pris la peine de revenir si c'était pour le faire?

Sa colère enflait, brûlait tout. Il avait l'impression qu'il allait éclater. Et malgré ça, en le voyait près de lui, il ressentait toujours cette envie irrésistible de serrer ce corps contre le sien, l'empêcher de partir, le forcer à rester... à jamais.

-... pourquoi ne l'a tu pas fait avant de t'en aller?

Qu'est ce que c'était que cette sensation mouillée sur ses joues? Le rideau sombre devant ses yeux se fit plus lourd. Il avait réussi à résister pendant un mois, et à cause de cet abruti, le voilà qui recraquait et pleurait comme une gamine! Ses ongles avaient achevé de s'enfoncer dans la paume de ses mains à force de serrer le piong. Et pourtant, il ne sentait même plus la douleur.
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Kazutaka Muraki
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MessageSujet: Re: Promenade hors de la tanière...[Kylou?]   Mer 23 Déc - 15:27

Il aurait pu l'encastrer dans un nombre incalculable de mur qu'il ne se serait pas senti mieux. Même s'il avait pissé le sans par tous les pores ela n'aurait pas suffit à Kylian. Non le Traqueur le voulait mort, entre ses crocs. Pourquoi? Parce que cet homme qu'il avait bien du mal à reconnaitre sur le plan physique l'avait trahit! C'était un traitre, pas seulement à sa race -même si sa race elle même était une traitrise- mais bien plus.La raison, ma foi il y avait besoin d'une raison pour designer quelqu'un de traitre? Le traqueur n'en avait pas besoin...pas pour tuer.
Mais la victime réagit enfin! C'est pas trop tôt encore un peu il allait s'ennuyer à tuer, ça aurait été bien une première, la victime facile par exellence. mais non il réagissait, et violement même. Un combat engagée contre la mort elle même ou plutôt un des anges de la mort. Un poing qui se serre, et un coup, violent. Un craquement. Mais qu'est-ce qui craque? Le nez du traqueur ou bien le poing de l'assaillant? Peut-être les deux. Kylian saigna du nez, mais sa main se leva, fit recraquer son nez pour leremettre en place, il cicatrisait tllement vite pour des blessure si minimes. La mains d'Eden en revanche, mettrait peut-être peu plus de temps s'il ne s'auto soignait pas tout seul. Mais il le connaissait assez bien pour savoir qu'il ne le ferait pas justement. Puis il l'attrappa par la gorge...cet endroit était vraiment le plus convoité pendant un combat. Seulement, c'était inutile lorsque le prisonnier n'avait pas le besoin de respirer. Kylian continuait de fixer Eden jusqu'à ce qu'il se mette à parler. De sa voix ronger par la colère, non la fureur. Un feu intense, egale a la haine qui alimentait celui de Kylian...


"C'est toi le fou ici, sombre con!"

Mais il n'avait jamais pretendu ne pas être fou, et encore moins ne pas être con. Con il l'était la preuve, il se mettait en rire alors qu'Eden venait à peine de fermer la bouche. Il étai con puisqu'il avait cru qu'Eden l'attendrait jusqu'à ce qu'il revienne. Ouais il avait tué, mais il n'était pas là pour voir si il n'avait fait que tuer. Et ce qu'il avait avant, cet air de confident a confidente l'avait tué...et personne n'avait été là pour lui souffler "ce n'est pas ce que tu cros Kylian". L'interpretation des choses appartient à celui qui les voit. Mais bon on ne va pas philosopher maintenant. Eden, la victime, sa proie eclatait, sortait de ses gonds! Enfin!

"Pendant un mois tu te casse et tu t'imagine franchement que je vais m'éclater?! Tu crois que ça a été l'extase totale? Quand je pense que c'était moi qui avait le monopole de la stupidité!"

Nouveau rire de Kylian. Il 'avait même pas envie de reondre à une tirade pareil. Les noms qu'Eden avait prononcé lui disait vaguement quelque chose, mais comme dit precedement [dans YU-GI-OH], le Kylian d'Eden avait sombré dans la demence et ne controlait plus rien. Le traqueur n'avait que faire de ses petit mlheurs. Il c'était trouver au mauvais endroit au mauvais moment...a quelques minutes près tout aurait bien...mais il avait été là trop tôt..et tout avait basculé...
Il le lacha si brusquement que Kylian fillit tomber, il recula un pied pour ecuperer son equilibre, il ne riait plus mais il se moquait bien d'Ede. Sa cicatrice, c'était ça qu'il regrdait avec tant d'insistance depuis une minute...ça, la raison pour laquelle il grondait si fort. Il voulait le tuer? Et bien tant, c'était ce que Kylian voulait aussi. C'étit donc un uel a mort qui allait se derouler ici, dans cett endroit à l'abris des regads et des oreiles.


"Une bonne raison de ne pas me tuer? Je sais pas. Pourquoi as tu pris la peine de revenir si c'était pour le faire?"

En voila une bonne question.C'est vrai ça...pourquoi était-il revenu. Un sursaut de conscience de la part d vrai Kylian...un cri silencieux ettouffé par les sombres tenèbes du Traqueur qui tenait fermement les commandes.
"Je suis revenu...pour toi...mais tu n'es plus là...pour moi..."

Ca c'était les pensées d'un kylian ensuqué. Celui qui ne reviendrait jamais...sans doute...Il avait trop attendu...Il l'avait trop fait attendre...Trop de trop...et la fin est plus proche qu'elle n'y parait. C'était la fin, leur fin...Et la mor aurait été bien plus chaleureuse que ça.
Mais la phrase d'après fallait annéantir le Traqueur. Le tuer de rire s'entends...


"... pourquoi ne l'a tu pas fait avant de t'en aller?"

Un grondement sourd remonta dans la gorge du traqueur, un rire qui se transformait en grognement mauvais. Très mauvais. Oui pourquoi ne l'avaitil pas fais avant de partir, plutôt que de le laisser sortir comme ça, comme si il rentrerait de nouveau dans cette chambre comme si de rien était...
Les mots sortent tout seul sous le coup de l'émotion n'est-ce pas?


-Peut-être parce qu'à ce moment là je t'aimais...et que je ne pouvais pas encore te le dire...

Le traqueur c'était un instant effacé, pour ramener Kylian...un regard perdu, un air detruit...vola ce qu'il était. Soncoeur était peut-être inutile et froid, mais il saignait...

-Mais peut-être que je n'aurais jamais du revenir...

Ses yeux noirs se teintèrent de nouveau de rouge, et le traqueur à peine de retour était déja sur Eden, ses deux mains sur ses épaules...les crocs decouverts. Et ses griffes lui transpercèrent la chair des epaules, chair qu'il lecha même lorsqu'l recupera ses doigts. Kylian se mit à tourner autour de lui, un chassant sachant chasser doit savoir bien traquer sa proie avant de la bouffer. Quel beau tableau.
Alors c'était comme ça que ça allait finir?

I'm pain, I'm hope, I'm suffer

Ain't no mercy there for me


Le traqueur ne parlait pas. Il se pencha comme pour mordre Eden, mais ce dernier s'enfuit de son etreinte sournoise. Kylian se lanca sur griffes et crocs dehors en riant, et en chantonnant.

-Il abandonne...tu es a moi...a MOI...A MOOOOOOIIIII!
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Kylian
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MessageSujet: Re: Promenade hors de la tanière...[Kylou?]   Mer 23 Déc - 18:30

C'était de pire en pire. Vraiment. Il allait faire quoi? Le tuer, oui... Il allait... Il n'en avait plus l'envie. Eden appartenait bien évidement à l'espèce des lunatiques, avec un tel comportement, c'était courru d'avance. Et des flemards. Or, l'effort physique, et mental à cause de ce foutu coeur à la con, pour enfin arriver à ses fins et curer l'orbite de ce petit con de vampire parano avec une petite cuiller rouillée et trempée dans de leau bénite était tout bonnement colossal. Oui, la flemme de le tuer. Sans oublier que la moindre de ses paroles se fichait dans un sillon sanguignolent dans son corps, lui donnait à chaque fois l'envie de reculer, battre en retraite. Eden n'avait jamais été un battant. Se battre contre Kylian était largement au dessus de ses forces, bien amoindries à cause d'une semaine de mauvais traitements, sautage fréquants de repas pour cause pas le temps, de dette de sommeil aussi lourdes que celles d'un certain Cross et de chagrin amoureux.

Chagrin qui tentait à présent de le tuer au sens strict du therme. Il aurait seulement aîmé comprendre POURQUOI avant de se faire arracher la gorge à coup de dents. Et soudain, la lumière fut (appelez les médias, c'est un miracle). Ce fut au tour de notre Directeur d'éclater de rire. Un rire franc, surpris, joyeux aussi, avec une nuance de désespoir. Le premier vrai rire qu'il ait eu depuis... un mois et quinze jours en fait.

-Ne me dis pas que tu serais jaloux?

Ca c'était trop fort. L'instant d'après, son poing pas encore abîmé partait s'écraser sous le menton de cet infirmier qui lui lechait allègrement les boutonières qu'il lui avait fait sans ménagement. Nouveau craquement. La troisième phalange n'avait pas résisté. Tant pis, de toutes façons, il comptait pas survivre, non? Le vampire recula légèrement. Ca avait fait mouche? Non. Ce couillon était trop profondement plongé dans sa démence pour ressentir quoi que ce soit.

-Il abandonne...tu es a moi...a MOI...A MOOOOOOIIIII!

... Ca c'était le truc à ne pas dire. L'espace de quelques secondes, le visage de Butch se superposa à celui de son infirmier. Et la folie née de la peur, de l'angoisse et du ressentiment, autrement appelée instinct de survie pris le pas sur l'esprit de notre pauvre Directeur. Son pied fusa, ceuilli l'infirmier dans sa course et l'expédia dans le mur quelques mètres plus loin. En un instant, le directeur était sur lui, à callifourchon, c'est plus pratique comme ça, et une autre droite partit, recassant encore une fois son nez, puisque son doigt l'était déjà et le lui faisait sentir douloureusement à chaque impact. Ne prenant pas le temps de comprendre ce qu'il faisait, le directeur le secouait comme un prunier en lui geulant très distinctement:

-Espèce de couillon d'enfoiré de courant d'air... Tu pense franchement que je suis partit aller faire des gosses à tours de bras?! REPONDS MOI ESPECE D ENFOIRE DE FILS DE CON!!! ANE SANS COUILLES!!!

Le reste de sa diatribe, longue comme un jour sans pain, sera censurée car jugée trop choquante et surtout incompréhensible, en effet, notre cher directeur sous le coup des nerfs s'était mis à jurer dans sa langue natale, idiome aux connaissances plus varièes, et donc aux images plus colorées que s'il avait gardé le basique japonais.
Lorsque vint (enfin) le moment où tous les noms d'oiseaux avaient été dits, l'hybride, le souffle court, loin de se redresser ou le lâcher avait délaissé son col de la main gauche et l'avait glissée dans sa nuque à la base de ses cheveux qu'il avait enserrés fermement, tandis qu'il apposait ses lèvres sur les siennes avec plus ou moins de dureté. Sa langue en avait alors forcé l'entrée pour jouer avec la consoeur qui habitait là dedans. Il aurait pu rester comme ça pendant des années, seulement, c'était trop tenter le diable, ou plutôt le démon haineux sous lui. Perdre un morceau de langue ne le dérangeait pas, seulement il avait encore des choses à dire... Avant qu'il n'en soit plus capable à force de s'être fait roué de coups.

-Ce que je t'ai dit il y a un mois compte toujours aujourd'hui, espèce d'idiot... Tâche de ne pas l'oublier quand tu m'auras tué. Déclara t'il, souvelé par une vague de tendresse peut être un peu déplaçée au vu de la situation

La colère était à nouveau retombée. Il n'arrivait pas à être en colère contre lui, il n'arrivait pas à désirer autre chose que son bonheur, il n'arrivait pas à se dire que s'il vouait survivre, il devait fuir loin de lui. Il préférait nettement crever de sa main que passer encore une seule journée loin de ses yeux, même incendiés par la folie et la haine comme à présent.
Et encore une fois il ne s'éloigna pas, sourd à ses coups, ses grondements et ses menaces de morts silencieuses. Ses épaules lui faisaient mal, sa main était en feu, mais tout ça n'était rien face à la blessure sanguignolente qui s'était rouverte dans sa poitrine.
Le directeur posa sa tête sur son épaule. Son dos lui était offert, ses flancs aussi. Le moindre coup pourraît esaiement le tuer, mais il s'en foutait. Il l'avait laissé partir une fois, pas deux.

- ...Je t'en pries... Reviens...
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MessageSujet: Re: Promenade hors de la tanière...[Kylou?]   Sam 16 Jan - 17:00

"Ne me dis pas que tu serais jaloux?"

Un sourire vint éclairer le visage du Traqueur durant un petit instant. Mais pas assez longtemps peut-être pour qu’Eden le voit. Parce qu’apparemment ça façon d’annoncer à Eden qu’il lui appartenait corps et âme…ou peut-être seulement le corps, mais on ne pas s’étendre sur le sujet pour le moment- avait ravivez chez lui un flot de mauvais souvenirs encore frais. Un frisson glacé lui parcourus le corps, et arracha un rire silencieux au traqueur. Eden, énervé savait enfin se défendre et attaqué avec la fougue de quelqu’un qui est au pied du mur…mur dans lequel Kylian vint s’encastrer en toute beauté. Légèrement sonné il n’eut pas le temps d’éviter Eden, et se dernier se plaça sur lui à califourchon, pour planter son regard dans celui du Traqueur. Et lui colla encore un violent coup de poing, faisant encore craquer des os…mais cette fois aucun des deux ne pensa qu’il fallait bouger les os pour qu’il se soigne correctement. Le nez du vampire se remit à saigner, et un mince filet de ce liquide rouge coula au coin de ses lèvres. La langue vampire vint le lécher, sans jamais lâcher le lacher des yeux, comme s’il était capable de lui faire quoi que ce soit. Pour le Traqueur, Eden n’était pas capable de plus que de jouer avec les mots et ses poings…il ne pouvait pas lui faire assez mal pour s’en vouloir si jamais il venait à en garder une trace. Comme celle qu’il portait au creux de la main depuis ce fameux jour dans son bureau…

« Eden…tue moi je t’en prie… »

Mais des pensées pareilles, Eden ne les entendraient pas maintenant.
Le directeur se mit à parler. Tout doucement, d’abord puis de plus en fort pour enfin finir en hurlant…Aie les oreilles. Kylian auraient bien bouché les siennes, mais le but était sans doute qu’il entende le moindre mot de la tirade passionnée d’Eden.


"Espèce de couillon d'enfoiré de courant d'air... Tu pense franchement que je suis partit aller faire des gosses à tours de bras?! REPONDS MOI ESPECE D ENFOIRE DE FILS DE CON!!! ANE SANS COUILLES!!!"

Le Traqueur lui offrit un sourire à damner un ange plus pur que pur, avant de lui répondre, d’une voix très douce, presque mielleuse.

-Qui sait…je ne peux pas penser sur une chose a laquelle je n’ai pas participé…

S’en suivit une chose que le Traqueur n’aurait pas prévue en tant qu’attaque. Le baiser. Certes, un baiser bestial, un baiser forcé. Un baiser…agréable, même pour l’esprit torturé qui était le sien. Pourtant même si cela ne lui déplaisait pas plus que ça, il ne lui répondit pas. Il aurait pu mordre cette coquine qui s’infiltrait sans autorisation…mais non même pas…Au contraire, il attendit patiemment qu’Eden est fini sa démonstration et qu’il est craché de sa voix marqué par l’émotion du moment sa petite réplique théâtrale…puis il l’attrapa par le col et l’envoya balader sur le sol dur et froid de l’endroit où ils se trouvaient tous les deux. Il se releva doucement, et épousseta sa veste noir de l’éventuelle poussière qu’il pourrait y avoir, il se lécha les babines, et reposa son regard sur Eden. Un regard dépourvu de la moindre douceur, un regard noir et froid…un regard de monstre. Pourrait-il vraiment le tuer sans rien éprouver, pas la plus infime trace de regrets ? Il semblerait que oui…
Il poussa un long soupir, en passant sa main dans ses cheveux. Et sans l’ombre du moindre sentiment ni la moindre hésitation il répliqua :


-Je tacherais de m’en souvenir lorsque tes restes seront la seule chose qu’il « lui » restera à pleurer… « Mon cœur ».

Et le dernier mot en français bien sur…histoire de mettre une petite touche personnelle dans l’histoire. Il s’approcha de lui, très près, et Eden ne broncha pas. Il poussa même l’audace à poser sa tête contre l’épaule du vampire, qui ne bougea pas. Enfin presque pas. Sa main remonta dans son dos, lentement…puis vint se posa dans sa nuque.

-"...Je t'en prie... Reviens..."

« Je t’aime…Eden…pardonne moi… »

Une main glacée…Kylian l’attira un peu plus contre lui, il l’embrassa doucement, et fit glisser ses lèvres sur la peau nue de son cou…et il y planta ses canines avant d’arracher un morceau de chair. Il se lécha les babines, sans lâcher Eden.
Non ce n’est pas avec des mots, et des demandes pleines d’espoir et de larmes que Kylian allait revenir…Eden, il te faudrait être encore plus entreprenant et violent si tu voulais le récupérer.
Il lui susurra, au creux de l’oreille.


- Ce n’est pas à moi qu’il faut dire ça…mais à « lui »…le problème vois-tu c’est qu’il est incapable d’entendre le moindre de tes mots pour le moment…ce que l’amour peut-être vache…n’est-ce pas ?

Et pour clore ses mots, il lui planta ses griffes dans la nuque. Et éclata d’un rire dépourvu de raison.
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MessageSujet: Re: Promenade hors de la tanière...[Kylou?]   Sam 16 Jan - 21:17

Ses paroles, ses gestes... Qu'est ce qu'il pouvait le dégoûtter.
En ce moment, il n'y arrivait pas. Tout simplement pas. Ce n'était pas l'envie qui manquait pourtant. Pour une fois, il se mettait à ne pas vouloir mourir. Juste pour une fois, il voulait être encore là pour voir le soleil se lever... Juste pour lui dire... pour le lui redire. Le supplier de revenir, et tout faire, oh, tout, pour le voir partir... L'oublier. Il n'était qu'un monstre fantômatique, un courant d'air qui n'était pas à sa place... Il voulait seulement effacer les dégats qu'il avait causé avant de se faire envoyer souffler ailleurs... Un ailleurs si lointain qu'on en revenait pas. Mais ca non plus, il n'y arrivait pas. Il était encore suffisament humain pour s'accrocher à la vie... Qui l'eût cru? Pas lui... Lui il ne voulait pas y croire. Il ne voulait plus croire. C'était un meurtre, un meurtre de plus... Pourquoi alors il n'y arrivait pas? Pourquoi est ce qu'il était infoutu de presser cette gachette, se plonger dans cet état de folie meurtrière, tirer ce rideau rouge devant ses yeux, comme c'était arrivé il n'y a même pas une demi heure?

Saloperie de lucidité... Même pas la peur, même pas un quelquonque instinct défensif... Non, il allait devoir rester lucide jusqu'au bout et contempler sa fin... ou la sienne. Devait il mourir de sa main ou bien vivre avec le poids de sa vie sur la conscience? Quelle question... On voyait l'état dans lequel était Kylian. Vivre et ressembler à ça? Irréalisable... Mourir et l'enfoncer dans sa folie? Impardonnable. Mais alors, il lui restait quoi au final? Rien. Il était le dos au mur.

Voire un peu plus puisqu'il venait à nouveau de l'embrasser. Ah, non... C'était le sol... Quelle importance dans le fond?

Aucune.

Oui, il n'avait pas de réponses, plus de réponses. Et il ne voulait plus les chercher. Ca le faisait chier. Et Kylian continuait. Il parlait, agisait. Il le faisait chier. Ce con ne comprenait pas. Lui non plus ne cherchait pas. Lui aussi il l'emmerdait avec sa logique puérile de gosse prétentieux. Tout le monde l'emmerdait royalement actuellement. Et pire encore.

-Parce qu'il va pleurer, "mi corazon"?dit il d'une voix désincarnée, indifférente, et un tantinet cynique.

Il s'était cassé, et il revenait pour le tuer, ne le faites pas rire, il n'allait pas avoir l'outrecuidance d'en plus pleurer sur la bouillie sanguignolente à laquelle il n'allait pas tarder à ressembler, si? Ca serait vraiment odieux de sa part... Un tel non savoir-mourir était... mouais, quelle importance dans le fond?

'Allez, petit courant d'air, bouge toi, la vie commence à devenir mortellement longue..."

Ce n'était pas une défaite. Il n'y avait même pas de lutte. Comment gagner quand l'adversaire ne tentait même pas de se battre? Impossible.
Pourtant, il s'était juré... Juré de ne pas mourir, de rester là à le surveiller, endiguer le flot de sa folie... Être son garde fou... Seulement, le fou était pourvu d'ailes, et le garde avait les mains attachées par une chaîne reliée à un gros, et très lourd boulet. Un lourd boulet que des inconscients appellent "amour" et qui l'entraînait à présent vers le fond innexorablement.

Et qui à présent l'avait étranglé. Si il y avait eu un maigre espoir pour qu'il s'en sorte, à présent que ses lèvres effleuraient les siennes, il l'avait définitivement perdu. En même temps que sa raison. Ces lèvres sur son cou, ces dents dans sa chaîr... Ce froid dans son corps, il les acceptait pleinement. Car c'était la seule chose qu'il pouvait espérer de lui... Il n'arrivait pas à les considérer comme mauvais pour sa survie, parce qu'il ne voulait pas survivre... Il avait pas envie, c'était tout. Pas envie de mourir, pas envie de vivre, pas envie de lutter. Ca l'ennuyait mortellement tout ça...
Il n'avait même plus mal... Il ne ressentait plus la douleur. La peur de le perdre, la colère qu'il avait senti, son amour débordant et malheureux... plus rien. Juste un ennui mortel.

Des ongles dans sa nuque... C'était vrai qu'il n'y avait pas encore eu droit à ça. Un décharge traversa tout son corps, le faisant se courber doucement l'échine. Aucune douleur. Juste une information. Juste pour que ses cellules sachent qu'il était en train de mourir.

Un rire... il résonne... Qui? ... a qui appartient il déjà? Je sais plus... Froid... C'est froid... Pourquoi?
Un rire... il résonne... Il s'éloigne.... Loin... Si loin... Il me semblait impotant pourtant avant... Avant quoi déjà?
Un rire... il n'y en a plus. Silence... Non. Plus rien. Ni froid, ni silence...
Juste du vide.


Silence absolu. C'est donc ça d'être mort? Non. Pas encore. Plus encore? Quelle importance? Capitale? Une question de vie ou... de mort? Etrange impression... J'ai oublié quelque chose d'important...

Bom.

Qu'est ce que c'était? Ca fait mal...

Bom.

Un son mouillé... Puissant... Porteur de signification. Douloureux... Presque autant que la vie. La vie? Ca lui revenait à présent. Il était en vie... à nouveau en vie. Même Thanatos ne voulait plus de lui, quelle misère. A nouveau ce son. Et encore. Il ne s'arrêtait plus, semblait chanter, poursuivait sa course éfrennée. Son chant courrait, galopait dans ses veines. C'était chaud. C'était horrible. Lentement, les sens lui revennaient, un à un. D'abord l'odorat. Du sang. Encore du sang. Et la mort... Ca sentait la Mort... Cette odeur lui soulevait le ventre si puissante qu'elle en cachait presque Son odeur, l'odeur d'un Ange. Presque. L'ouïe. Des battements de coeur. Une respiration artificielle. Une autre, plus douloureuse. La respiration d'un nouveau né. D'un nouveau vivant. Le goût. Le goût du sang, encore. Du sel... Des larmes? Son goût... Qui? La vue... Il sentait la lumière transpercer ses paupières closes. Enfin, le toucher. Un gémissement de mourrant, ou plutôt de vivant lui échappa. Sa main, son cou, son dos... Ses côtes aussi, sa nuque... Y avait il un seul endroit qui ne soit pas brisé? Même son coeur faisait partie des sinistrés... le palpitant et le sentimental, les deux repartaient à s'échapper de sa poitrine, comme si ils avaient raté un enchaînement, et courraient à toute vitesse pour le ratrapper.

Combien de temps? Un siècle? Une heure, une minute... une seconde? Combien? Combien de temps était il mort?
Raide, il se redressa, sa main se leva, s'agita devant ses yeux. Elle n'était pas trop pâle, ses articulations n'étaient pas trop raides... Un détail lui sauta aux yeux. Ou plutôt l'absence de détail. Il pouvait bouger. Une rapide introspection lui apprit que même si il souffrait atrocement, sa peau elle était vierge de toutes marques comme le jour de sa naissance.

-Manquait plus que ça...

Maintenant qu'il s'en souvenait, Muraki avait tenté une fois de lui faire le même coup... Il l'avait torturé jusqu' à la rupture, jusqu'au moment où son coeur n'avait plus pu tenir... Et il avait littéralement joui en le voyant se remettre à démarrer quelques instants plus tard. Un miracle qui lui avait vallu d'entretenir encore plus ses idées fourmillantes pour les surnoms... D'ange sans plumes, on était passé à "mon christ à moi". Pourquoi toujorus la religion, hein?
Eden cracha un caillot de sang qui avait commencé à coaguler dans sa gorge.
Il sentait une présence... Qui? Quoi? Soudain, il se souvint d'où il était, et avec qui. Ses yeux cherchèrent ceux du fou, du Traqueur.

-Maintenant que tu m'a tué, ca te dirait pas d'arrêter? J'ai ai marre de ces gamineries...

Il était fatigué, réssuciter, ce n'était pas la chose la plus facile au monde. Et en même temps, l'adrénaline saturait la moindre de ses fibres nerveuses. Il était sur le point de bondir dan tous les sens comme un cabri, et de s'endormir sans même prévenir. Mais quoi qu'il advienne, il ne voulait pas le frapper. Parler, pourquoi pas, à la limite. Contrairement à l'autre taré, il restait à peu près logique dans ses propos, et ne radottait pas... Il pourrait l'entendre dans ses déliriums, pourquoi pas le suivre.

-Tu sais combien de temps j'y suis resté?

Il était complètement paumé... A la limite, il accepterait la prichaine attaque avec reconnaissance... Qui sait, peut êtr que ca remettrait son cerveau dans le bon sens. Il était complètement embourbée dans un brouillard tout blanc, et horriblement poisseux. Les pensées s'enchaînaient sans qu'il n'arrive à les ordonner, c'était... fou, ca devait être ca.

Pourquoi il était mort déjà?
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MessageSujet: Re: Promenade hors de la tanière...[Kylou?]   Dim 17 Jan - 14:07

Le corps d’Eden doucement se fit plus flasque, plus mou…comme si son squelette venait tout simplement de disparaitre sous sa peau. Le vampire retira ses griffes de sa nuque, croisa son regard qui peu à peu s’éteignait. Il aurait même juré voir son âme fuir par sa bouche entrouverte tant il était atteint de folie furieuse. Un dernier son, et un corps sur le sol…
Un mort, face contre terre…
Kylian le regarda durant de longue minute, avec pour seule témoin de son acte, la belle Lune qui commençait à sortir de derrière son lit de nuages épais et grisâtres.
Le vampire lentement s’avança vers le corps, et d’un coup de pied le retourna, pour voir son visage. Il était vide, vide de toute expression, pas même une marque de douleur, pas même la peur de mourir…non il s’était laissé mourir sans même sans rendre compte. Aucune joie ne vint secouer le Traqueur…simplement une intense douleur au niveau de la poitrine. Une douleur lancinante, une brulure intense qui n’avait d’égal que l’intensité de la folie qui l’avait consumée il y a sept ans de cela…
Un dernier regard à ce qui restait d’Eden, et il lui tourna le dos.


-C’est déjà fini…quel dommage…

La déception se lisait dans sa voix. Peut-être pensait-il qu’il se battrait plus longuement, qu’il aurait tenté de ramener un fou à la raison. Mais peut-être s’était-il trompé. Le cri qu’il poussa ne fut qu’un cri de frustration…
Il se tourna vers l’arbre décharné et solitaire qui se trouvait là. Puis se tourna à nouveau vers Eden…Un regard noir, dépourvu de couleur, d’espoir…le regard du Kylian qui était revenu pour Lui.


-Eden…relève toi…c’est fini…

Aucune réponse. Quoi de plus normal lorsqu’on parle à un mort ? Un mort ? Non Eden n’était pas mort, il n’en avait pas le droit…quoi que si…de sa main la mort avait le droit de frapper…mais non il ne voulait pas ça.
Un pas, deux pas…a genoux devant l’offre sacrifice d’un homme qui voulait simplement être heureux…sa main pâle se tendit, mais rebroussa chemin. Le toucher, alors qu’il l’avait tué…quelle ironie du sort, que le destin pouvait être cruel, et l’amour complètement déluré…
Il ferma les yeux, en restant a genoux là, comme un pécheur devant la croix du christ, sans même savoir qu’Eden avait été le christ d’un fou avant de perdre [non pas sa virginité] son humanité sous les doigts agiles d’un scientifique fou. Une scène qui aurait pu être vrai si jamais Kylian avait cru à l’existence d’un dieu…



- Maintenant que tu m’as tué, ca ne te dirait pas d'arrêter? J'ai ai marre de ces gamineries...

Oui. Cette voix…Kylian releva la tête…mais Eden bien qu’il soir debout sans aucune trace des blessures infligées par le Traqueur, Kylian n’y croyait pas. Et oui il est dur à la comprenette ce vampire complètement fou…
Il cherchait le regard du traqueur mais la seule chose qu’il pu voir, ce sont les yeux de Kylian. Son incompréhension, l’ombre du sourire qu’il aurait voulu esquisser mais qui ne se forma pas.


-Tu sais combien de temps j'y suis resté?

Kylian se redressa lentement. Son regard se leva vers la Lune. Il avait une vague idée…mais il n’avait compté combien de temps il était resté mort, devant lui…

-Non et je n’en ai rien à faire de savoir combien de temps tu as été mort…

Il leva une main, qui aurait été tremblante dans une autre situation. Cette même main qui avait giflé Eden, qui l’avait attiré contre lui, cette même main qui portait à vie une trace rouge qu’il considérait comme un pacte entre eux…et la fit lentement glisser sur le torse d’Eden…qui s’écarta doucement, avec un regard et un visage dénué d’expression. La cicatrice qu’il aurait du avoir là…n’y était plus…Eden tout neuf…Eden était tel que celui qui l’avait condamné à vivre ce jour là dans sa propre infirmerie…C’était le Directeur Eden, et plus simplement Eden…
Kylian se passa une main dans ses cheveux en reculant lentement, petit pas par petit pas.


-J’avais pourtant promis…de ne pas te briser…mais je suis incapable de tenir la plus petit de mes promesses…

Il poussa un long soupir. Il n’était peut-être pas obligé de se justifier ainsi, mais peut-être devait lui expliquer…avant de disparaitre à jamais de sa vie. De disparaitre avec toutes les souffrances qu’il pouvait bien mériter…

-Je suis parti Eden…parce que je ne voulais pas te briser…parce que je n’étais pas près…ou parce que je ne me croyais pas près…quelle belle bêtise de ma part…comme si j’avais le droit d’espérer qu’après un mois d’absence, tu resterais indemne…j’ai eu tort. Et en plus je me permets d’être jaloux…quelle ironie…mais tu sais…non tu ne sais pas…et peut-être vaut-il mieux que tu ne le sache pas…que tu oublies que j’existe…et que je t’oublie aussi…Pardonne moi tout le mal que je t’ai fait en m’immisçant dans ta vie…et en voulant y avoir une place…

Il glissa une main dans la poche, de son pantalon -la veste n’était plus qu’un amas de lambeaux, qui s’ils avaient été de la peau, auraient été sanguinolents à souhait- pour y prendre une fiole. Il était infirmier nan ? Et il avait toujour sur lui de quoi soigner tout et n’importe quoi. Même lorsqu’il s’agissait de se mettre en danger soi-même pour aider un être humain dans le besoin…Que contenait cette fiole ? Et bien, dedans il y avait 10cl de la seule chose capable de blesser un vampire…oui vous l’avez compris, ce qu’il y avait dedans…cette eau transparente et limpide, que l’on trouve dans les églises…bref…que comptait-il en faire ? La boire…oui peut-être…Faire bruler sa peau en versant goutte à goutte le contenu de sa fiole pour y graver le nom de celui dont il devrait éternellement se souvenir ? Peut-être…
En attendant, il s’approcha d’Eden…et lui adressa un vague sourire.


-Ce nouveau visage…il te va bien…pardonne moi…

Il ne pleurerait pas maintenant…il n’en avait pas le droit. C’est pourquoi il inspira une longue bouffée d’air, inutile à souhait, pour ne pas versées ses larmes rosées. Et il embrassa les lèvres d’Eden. Douces, soyeuses, identiques à ses souvenirs qui ne l’avait enlaidi le moins du monde.

-C’est peut-être trop tard…mais, je te le dis quand même…Eden…je t’aime…pendant un mois…je me suis répéter que ce serait la première chose que je dirais quand je t’aurais face à moi…pardon…

Il s’éloigna doucement. Lui tourna doucement le dos, près à partir, serrant la fiole dans sa main gauche. Les histoires ne finissent toujours pas bien…et pourtant il aurait voulu que celle là au moins se finisse bien…

I walk a lonely road
The only one that I have ever known
I walk this empty street
On the boulevard of broken dreams
My shadow's the only one that walks beside me
My shallow heart's the only thing that's beating
Sometimes I wish someone out there will find me
Til then I walk alone

Quelqu’un l’avait trouvé…il n’était plus seul sur le chemin des rêves brisés…une main avait été tendue, une main qu’il n’avait pas su attrapé. Il s’arrêta, avant même que lui-même s’en aperçoivent, il serrait Eden contre lui.

-Je veux bien mourir si tu veux me tuer…mais je ne peux pas partir…pas cette fois…j’ai…pardonne moi…mais j’ai besoin de TOI !
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Kylian
Dirigeant de Central / PNJ
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MessageSujet: Re: Promenade hors de la tanière...[Kylou?]   Dim 17 Jan - 17:44

Egaré. Egaré et fébrile. Vous qui n'êtes jamais morts ne pouvez pas comprendre l'effet que ça fait lorsqu'on réouvre les yeux. Lorsqu'on renaît. Son cerveau gravait la moindre des images, le moindre son, comme un nageur qui avalait goûlument de l'air arpès une immersion prolongée au delà des limites du raisonnable. Mais même l'irraisonnable ne voulait pas de lui apparement. C'était bien la première fois de sa "vie" qu'il était heureux d'essuyer un refus. Comme quoi tout arrive, même l'improbable.

Il avait l'impression de revoir le monde avec des yeux tout neufs. Des yeux qui se posaient sur tout, caressaient tout, détaillaient tout. Et finissaient illéductablement par revenir sur cet être à la peau blanchâtre et aux yeux aussi sombres que le fond de l'enfer. C'était comme si ce corps détenait l'une des Cles de l'univers. C'était pire qu'un aimant. Il avait beau détailler la lune, le ciel, se prendre d'admiration pour un grain de poussière, il en revenait toujours à tomber en fascination devant le grain de sa peau, la douceur apparente de ses cheveux, ces lèvres, à l'apparence si sensuelle, si tentantes qui bougaient doucement...
Eden cilla et seocua légèrement la tête. Ses pensées partaient beaucoup trop vite pour lui, il avait l'impression d'essayer d'arrêter un cheval au galop à chaque fois qu'il tentait de rester dans le cadre de la situation actuelle. Et lorsque sa main glissa sur la peau à présent immaculée de son torse, il frissona. Non, il n'avait pas encore fait le coup du glaçon... Juste une caresse... Une simple caresse. Après s'être fait frappé à mort, ce contact était très déroutant... Très doux aussi. C'était le premier contact de sa vie. Celle là en tout cas, et il le trouvait plus que plaisant.

Eden était paumé. Il n'arrivait pas à faire le rapprochement entre "maintenant" et "avant".Etais-ce le même vampire qui à présent le fixait avec l'air de celui qui ne croit pas ce qu'il voit qui avait tenté de le tuer avant? Il n'avait même pas tenté, il avait réussi. Il était perdu. Et encore, le mot était faible. Ses lèvres cessèrent de bouger. Eden cilla. Il avait parlé? Qu'est ce qu'il avait dit déjà? Ses oreilles... Où étaient ses oreilles bordel de merde!
Après ces quelques brèves secondes de panique durant lequelles notre miraculé épluchait son mode d'emploi pour retrouver quelles connexions assuraient l'ouïe, son cerveau, heureusement un peu plus efficace, avait disséqué, analysé, et, oh miracle (c'est le cas de le dire), compris ce qu'il venait de lui dire.

Il lui fallut encore quelques secondes pour réagir, en effet, il avait subitement décidé qu'il avait une voix magnifique, et qu'il fallait monter boire ces propos à la source pour voir si ils étaient encore meilleurs pris là bas.

Et enfin, son visage se para d'une émotion, ses yeux quittèrent définitivement cette horrible vacuité qui persistait à les habiter. Doute, inquiétude, fatigue. Il ne comprenait pas. Il n'arrivait pas à comprendre pourquoi il était revenu... pourquoi il persistait à dire qu'il n'aurait pas dû.. que ce qu'ils faisaient était une erreur? En cet instant, encore plus qu'avant, il eut l'envie irrépréssible de le prendre dans ses bras, lui dire, lui répéter qu'il le voulait lui, uniquement lui, qu'il n'était pas entré dans sa vie puisqu'il en avait pris la place... Qu'il ne le méritait pas, mais qu'il voulait quand même être à ses côtés. Mais les mots étaient bloqués. Ils buttaient contre ses lèvres, refusaient de sortir.
Et ses yeux étaient aspirés par la fiole qu'il tenait dans sa main. Un son mouillé s'en échappait... Ce n'était pas de l'eau ordinnaire, il ne l'aurait pas mise dans cette fiole... De l'eau bénite. Il ne savait pas comment, mais il le savait. C'était comme un instinct, la connaissance innée d'un quelquonque danger.

"Ce nouveau visage…il te va bien…pardonne moi…"

Nouveau visage? Il n'avait pas l'impression d'avoir changé... Attendez, de quoi il s'excusait encore?!
Ses yeux se détachèrent comme à contre coeur de cette fiole pour se faire capturer par son visage. Juste à temps pour contempler son sourire, aussi mince soit il, juste à temps pour entendre l'air entrer dans ses poumons.
Et il l'embrassa.
Dans sa tête, un déclic se fit tandis que son coeur qu'on aurait pourtant pu croire hors combat pour la soirée fit un bond périlleux dans sa poitrine. Ce sang qui poursuivait sa course dans ses veines afflua dans ses joues, acompagnant le léger temblement qui secoua ses mains pâles.
Mais où avait-il bien pu être pour oublier un détail aussi important? Comment avait il pu une seule seconde...

Il ne chercha plus les réponses à ces questions. Il fixait ce dos qui s'éloignait. Non. Non non non non non! Pas cette fois. Pas encore. Il n'avait pas le droit de partir!
Eden esquissa un pas dans sa direction.

-Ky...

Rapidement, trop pour son pauvre cerveau en surchauffe, le vampire s'était retourné et l'avait emprisoné dans l'étreinte forte de ses bras. Un nouveau frisson descendit le long de son échine. Il devait être paradoxale de se sentir à ce point complet dans l'étreinte de son assassin. Ces bras l'avaient tué, dépecé, et pourtant, il continuait à se sentir bien une fois enfermé entre eux.
Ses mains se crispèrent contre sa poitrine, tandis qu'enfin il prenait pleine mesure de ce que le vampire venait de lui dire. Il rêvait. Oui, ça devait être ça. Il nageait en plein délire, dans un cauchemar qui s'était transformé en rêve en plein cours de route.

-Arrête de t'excuser, baka!

Le directeur se détacha (ouh le blasphème) légèrement de lui, une main descendant le long de son bras jusqu'à atteindre celle du vampire, encore crispée sur sa fiole. A la manière d'un chat en quête de caresses, ses doigts se glissèrent entre les siens, le forcèrent à lâcher ddélicatement sa fiole qui tomba au sol, et dont il se désintéréssa totalement maintenant qu'elle n'était plus une menace imédiate pour son infirmier. Sa main toujours crochetée à la sienne, l'autre monta doucement, caressa délicatement son visage, ses lèvres.

-Si c'est un rêve, je ne veux pas me réveiller.

Puis, doucement, il s'approcha, cueillit lentement ses lèvres des siennes, timidement, comme si il craignait que la bulle de rêve n'éclate à son contact. Mais elle était toujours là, ne s'était pas enfuie. Doucement encore, son visage se détacha, et partit se nicher dans le creux de son cou, tandis que ses bras ensseraient délicatement son dos.

-Tu es là... Tu es vraiment là!

Qu'est ce qu'il pouvait trembler en ce moment précis! Il avait peur. Peur qu'il ne le fuie encore, peur qu'il disparaisse à nouveau. Peur que si il le serrait trop fort, cet ange viendrait à disparaître, peur de ne pas le serrer assez fort, peur que cette boule dans son ventre qui grossissait de plus en plus ne finisse par l'étouffer alors qu'il pouvait enfin le toucher, le lui dire.
Autant il n'avait pas su quoi lui dire, autant à présent les mots se bousculaient sans qu'il parvienne à les ordonner.

-Je... je t'aime, ne pars plus! Tu es parti, et...en Bas... Je t'aime! Espece de con, ce que j'ai pu me morfondre sans toi... T'as plus le droit de partir, je te l'interdis! Même si je devrais t'attacher et de nourrir à la pipette pour que tu soit trop faible pour bouger plus d'un cil à la fois, je le ferais... Tue moi, emène moi avec toi, mais ne me laisse plus seul comme tu l'a fait! Je...

Et soudain, les mots se figèrent dans un léger bruit étranglé. Notre direceur avait enfin repris le contrôle de ses cordes vocales, et à présent, c'étaient ses glandes lacrymales qui menacaient de déborder, mais il s'en foutait. Kylian était là, son odeur l'envellopait... Même si c'était un moment de paix comme un autre, éphémère durant lequel il s'était sans doute couvert de ridicule, lui et son sentimentalisme à deux francs six sous, c'était aussi un moment de bonheur pur. Une attente d'un mois qui s'interrompait.
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Kazutaka Muraki
Scientifique & Dirigeant de Central ~ Rang "X"
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Dossier scolaire
Fonction à Eden: Dirigeant Scientifique
Relations:
Lion ou brebis?: Dominant!

MessageSujet: Re: Promenade hors de la tanière...[Kylou?]   Mer 27 Jan - 22:59

Une caresse, comme celle de l’air sur la peau lorsque la chaleur devient insupportable. Un gamin fraiche sur un chaud, plein de vie, plein d’une nouvelle vie. Eden avait beau regardé à droite et a gauche, comme un enfant qui commence à comprendre que tout ce qu’il y a autour de lui est peut-être vivant, et qu’il doit y faire attention, que chaque chose fait partie d’un tout. Un grand enfant qui récupère trop lentement ses souvenirs de sa vie passée, comme un serpent quitte sa peau et ses blessures…Oui Eden venait de muer d’une vie.
Mais Kylian munit de sa fiole peu a peu faisait le vide dans sa tête, sans pour autant avoir réellement envie de l’avaler pour tenter d’embrasser la Mort, sa mère…enfin, c’était une expression…et pourtant si vraie.

Il aurait bien passé des heures à s’excuser à nouveau mais a quoi bon le faire ? Eden ne comprendrait surement pas pourquoi il s’excusait, il ressemblait a un drogué, et c’était sa faute. La vision de son corps sans vie flottait encore devant les yeux de Kylian, puis doucement ce bruit de respiration lente qui caractérisait cette partie humaine qui survivait en Eden. Ce symbole de vie qu’il avait été heureux d’entendre…
Il ne valait pas mieux que tout ces êtres humains fous qui se faisaient enfermés, jusqu’à ce qu’ils aient le droit de mourir, pendu a l’autre bout d’une corde, le visage rougis par le manque d’air…mais il pouvait y réfléchir, aucune mur ni aucune corde ne pourrait lui enlever la vie qu’il n’avait pas…quand bien même il serait le pire criminel du monde.


-Arrête de t'excuser, baka!

Ouais il pourrait bien arrêter de s’excuser pour un oui et pour un non. Mais c’était plus fort que lui. Parce qu’il avait frôlé la mort pour lui, parce qu’il l’avait tué de ses mains pour un malentendu débile, parce qu’il se sentait coupable de lui infliger cette souffrance alors qu’il venait à peine de (re)naître. Quelle cruauté que celle de se vampire, taché de sang, qui n’était pas seulement le sien…Et pourtant…il le serrait dans ses bras, plongeant sa tête dans son cou, comme pour humer l’odeur d’Eden qu’il ne sentait pas, et qu’il ne sentirait jamais, pour sentir couler le sang dans ses veine, pour sentir contre lui son cœur faire des bons dans sa poitrine. En parlant de poitrine, les doigts d’Eden, se crispèrent sur ce qui lui restait de chemise, comme s’il était en train de comprendre mot a mot le sens véritable de sa phrase. Vérité quand tu nous tiens, tu fais mal…à moins que tu ne fasses du bien.
Eden, fidèle à lui-même revit ses priorités, en commençant par obliger les doigts crispés du vampire de lâché cette dangereuse fiole d’Eau bénite aussi dangereuse pour l’un que pour l’autre. Elle retomba sur le sol avec un bruit sec, le choc du verre contre la pierre, mais ne se brisa pas, les effluves simples aurait pu avoir des dégâts néfastes. Désolé Kylian ce n’est pas ce soir que tu mourras en avalant cela…une autre fois peut-être…
Il ne bougea pas tandis que la main du directeur papillonnait sur son visage, sur ses lèvres, sur le moindre trait de son visage pâle.


-Si c'est un rêve, je ne veux pas me réveiller.

-Alors dors...le soleil n'est pas encore levé...

Un sourire éphémère passa sur les lèvres de Kylian, avant qu’il ne pousse un soupir résigné. Oui résigné, comme s’il connaissait déjà l’effet qu’il faisait à Eden, et qu’il connaissait au mot près la réaction qu’il allait avoir et le discourt qu’il allait lui tenir. On aurait pu le croire résigné, comme si il allait entendre la prononciation de sa propre exécution, mais non, c’était Eden qui lui demandait de ne pas s’envoler, de le laisser rêver encore un peu, jusqu’à ce que la Lune laisse place au soleil, et que le jour ramène le vampire de la tombe de laquelle il n’aurait jamais du sortir…
Un baiser, une caresse de lèvres à lèvres…comme un murmure au creux d’une oreille, une douceur délicate, comme si l’objet receveur n’était un tissus gazeux qu’il ne fallait surtout pas disperser, sous peine de le perdre à jamais. Kylian ne s’enfuit pas, mais ne répondit pas non plus, les yeux fermé peut-être était-il lui aussi en train de rêver…a ce qu’il avait tué, à ce qu’il avait retrouvé…à ce qu’il avait failli perdre à jamais…ou tout simplement à celui qu’il aimait…


-Tu es là... Tu es vraiment là!

Il ne répondit pas dessuite, comme s’il voulait laisser planer le doute, comme s’il voulait vraiment ne pas être là. Rembobiner le film, recommencer le tournage de la scène…sans jamais pourtant avoir l’occasion de le faire, car ce n’était pas du cinéma, mais la vérité vraie, plus douloureuse que jamais, plus poisseuse que le sang qui commençait à sécher sur ses lambeaux de vêtements et sur sa peau blanche…

-Oui je suis vraiment là…aussi froid qu’autrefois…et aussi…

Il n’eut pas le temps de finir ce qu’il avait envie de dire. Un flot de parole intarissable s’ecoula des lèvres à demi ouvertes d’Eden. Des je t’aime, des aveux, des insultes, des reproches, des menaces, tout un tas de choses qui ne peuvent être ignorées. Des blessures, et le soins par la suite. Des regrets et les remords, la rancune de celui qui reste en arrière sans pouvoir faire autre chose qu’attendre en imaginant le pire tandis qu’il lui arrive le pire, en espérant, qu’une main vienne le tirer de l’enfer, tout en sachant qu’elle ne reviendra sans doute jamais…
Et le vampire fut secouer par un rire…nerveux sur les bords il faut l’avouer mais nerveux tout de même…


-Je ne partirais plus Eden…plus sans toi, plus de ma propre volonté…je ne te laisserais plus derrière…jamais…et toute les insultes du monde n’effaceront pas le mal que j’ai pu faire durant ce mois d’absence…Tu n’auras pas besoin de m’attacher –bien que cette idée d’être nourri et affaiblit par celui qui occupe la plupart de mes pensées ne soit pas une idée déplaisante en soit- pour être sur que je ne m’enfuirais plus.

Chuuut Eden. Tu as assez parlé. Kylian embrassa le coin des yeux d’Eden, aspirant les perles salées, qui menaçaient de couler le long de ses joues, puis s’écarta doucement. Il posa ses deux mains sur les joues de son directeur, et plongea son regard dans le sien. Après un mois de douleur, un mois de regret…et un mois d’errance, c’était la fin d’avant et le début de maintenant. Un nouveau chapitre à la même histoire…ou tout simplement le début d’une nouvelle histoire, avec une grande majuscule bien soignée…car toute histoire qui commence, est un moment magnifique pour les protagonistes…enfin normalement.
Kylian embrassa Eden, comme pour conclure un pacte dont il était le seul à connaitre l’existence.


-Moi aussi je t’aime…

« Et je n’aurais plus peur de te le dire…plus jamais… »

-Mon corps, et ce qui reste de mon cœur et de mon âme sont entièrement a toi…fais en ce qu’il te plait…

Et il conclut tout ça, en soulevant son directeur à bout de bras comme s’il pesait rien, le tout avec un sourire aux accents sadiques, comme il en avait l’habitude. Kylian était de retour…

-Eden…I’m back…Can I stay by your side…forever?

[i]C’est ce qu’il demanda, presque timidement en anglais, tout en prenant le drecteur dans ses bras comme l'on porterais une mariée, pour le ramener à l'Académie, dans un lieu pleins de souvenirs pour tous les deux, par forcement pour faire la même chose, mais simplement parce que l'endroit était plus propice au retrouvailles qu'un lieu abandonnée, et taché de sang un peu partout...
Doucement il posa Eden sur son le sol devant la porte de sa chambre, et ouvrit cette porte...poussa Eden, et la referma derrière lui, lentement, avant de s'y appuyer, avec un doux sourire. Personne n'avait rien touché dedans, sa valise était là sur son lit, et la pagaille qu'il avait mis avant de partir y étais toujours...comme si ici, le temps avait été arreté...[i]

[suite for you, in my room :p ]
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MessageSujet: Re: Promenade hors de la tanière...[Kylou?]   

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