Il n'y a pas d'heures pour une ronde. C'est bien le principe du boulot, ingrat, de gardien. Ou du moins, du boulot de gardien de l'académie. Ailleurs, elle savait pas, mais ici, moins c'était prévisible, mieux c'était. En fait, il semblait que le adoraaaaaable chef (comment ca c'était ironique) attribuait leur corvée sur la sécurité en fonction du taux d'emm....d'embaras que cela provoquait...Par exemple au moment où la jeune fille venait de se manger une porte, ou bien quand elle ressortait d'une interrogation particulièrement ch...embêtante, bref, quand ca l'énervait le plus.
Oh, elle n'était pas assez égocentrique pour penser que ca n'était destinnée qu'à elle. Elias et les autres en prennaeien tplein la tronche, il n'y avait pas de doute à ce sujet. Ce cher Dimitri semblait avoir pour unique but dans la vie de pourir la leur. Et il y parvenait à merveille.
Vous avez donc dû deviner ce que la jeune fille faisait dans les couloirs à une heure pareille. Elle faisait une ronde! O_O Comment avez vous pu deviner? Et elle était de mauvaise humeur. Comme toujours lorsqu'elle faisait une ronde.
Enfin, sur ce coup ci, elle pouvait s'estimer heureuse...Chanceuse. Le parcours qui lui avait été attribué passait loin, très loin de l'infirmerie, et uniquement dans le batîment principal, donc pas dans la section de recherche. Bref, le monde était beau, et elle avait très, très très peu de chances de croiser une des deux parties du binôme infernal. (oui, c'était le surnom qu'elle leur donnait) Le risque existait toujours, mais il était minime. Donc tout allait bien.
Et rien ne s'était passé encore. C'était inhabituel...
Ah ben tiens. Qu'est ce que faisait une fille à une heure pareille. En plein stress en plus. Rien de mieux pour attirer les ennuis. Les loups adoraient l'odeur de la peur. C'était viscéral. Et donc tentant. Et donc dangeureux. Et par conséquent, ca relevait de son boulot.
C'est ainsi qu'alle s'approcha sans bruit, un vieux réflexe, et dans l'ombre, pour ne pas être vue...Juste au cas où ca ne serait pas une timbrée de plus dans cet asile de fous qui n'attirait pas ses proies avec son air fragile, paumé et délicat. Comment ça on frisait la paranoïa?! Mieux valait être trop prudent que pas assez...
Et en attendant, elle était arrivée derière elle, un peu sur sa gauche, et l'autre n'avait toujorus pas réagit. Allez, pas le choix... Tout en se préparant à une quelquonque agression, elle posa doucement sa main sur son épaule, et du d'un ton qui se voulait rassurant:
-La pièce a été condamnée et déplacée au secrétariat. Tu ne trouvera personne là.C'était en effet l'acienne chambre de cet enfl...cet enfo...ce faux jeton de directeur qui, selon la légende, avait été déplacée par Sarah et ses acolytes dans le vain espoir que si elles avient un oeuil sur son lieu de travail, il s'enfuirait moins. La candeur de la jeunesse...
C'était il y a dix ans.
-De toutes façons, personne ne t'ouvira...A part peut être un effeuillement, mais bon, ca on allait pas le lui dire. La pauvre, il n'y aurait rien eu de mieux pour achever de la faire baliser, si c'était bien dans cet état d'esprit qu'elle était.
On allait pas la faire rentrer dans le bain aussi brusquement, sans préparation psychologique au préalable...